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Connaissez vous le magazine national "Club des années 60" créé dans notre région ?



L'ORIGINE DU "CLUB DES ANNEES 60" qui au début s'appelait "CLUB DES ANNEES 60 Roanne".

Né de la rencontre de deux collectionneurs de disques roannais, JF BERNATOWICZ et Marc LIOZON, LE CLUB DES ANNEES 60 est créé en septembre 1984. L'ambition locale -soirées années 60, projections de scopitones, expositions, etc... recueille la faveur de nombreux sympathisants de la France entière. En 1985, le premier bulletin de liaison est publié, trait d'union entre les différents collectionneurs de disques et amateurs passionnés par les sixties. La fierté de cette association roannaise (entièrement animée par des bénévoles) est le soutien d'artistes ou de journalistes reconnus par la profession et de compter parmi leurs membres le célèbre photographe Jean-Louis RANCUREL.

Le prochain numéro qui va bientôt être publié devrait être consacré au chanteur CHRISTOPHE, ce sera le N° 66 Le N° 65 était consacré à son seul concurrent (décédé en 2005) Jean-Claude BERTHON, journaliste et homme de presse français, créateur de DISCO REVUE à Nancy, premier magazine français spécialisé dans le rock. (voir vidéo lors de sa sortie) https://www.youtube.com/watch?v=ThTF9jImSzc&t=1067s Le N° 64 était consacré à Dick RIVERS Le N° 63 à France Gall Le N° 62 à Johnny HALLYDAY ('ai fait un grand article publié sur Le Pays Roannais) Le N° 61 à Chris EVANS qui est un ligérien et membre actif du club (c'est lui qui a chanté à l'Eglise de la Madeleine pour les hommages à Johnny).




Mais qui est donc Marc Liozon, le Président de l'Association du CLUB DES ANNEES 60 (Saint-Forgeux Lespinasse) ?


L'enfance de Marc Liozon ressemble à ce que vivent les enfants de 2020, privés d'aller à l'école ! Les raisons ne sont pas les mêmes... Il est né en décembre 1950 à La Pacaudière, avec à la naissance un handicap majeur, l'hémophilie. Il veut témoigner aujourd'hui qu'il est possible de vivre avec un handicap, d'avoir un travail et des passions. Le petit Marc Liozon n'a pas été accepté à l'école communale ; il a suivi des cours par correspondance auprès du Centre National de Télé-enseignement à qui il envoyait ses devoirs par La Poste qui lui étaient renvoyés corrigés chaque semaine. Ce n'est pas facile de travailler à la maison, il avait plus tendance à vouloir s'amuser qu'à faire ses devoirs. Il a reçu l'aide d'une institutrice du village mitoyen de Saint-Martin d'Estreaux, Thérèse Souchon. S'il n'allait pas à l'école, il pouvait toutefois jouer avec les petits copains du village à la sortie de l'école. Très vite il a fait partie du Groupement des Hémophiles de France (cette maladie touche essentiellement les garçons, pas les filles). Il avait aussi interdiction de faire du sport. Fils unique, les parents de Marc Liozon l'ont protégé sans jamais l'étouffer ; ils lui ont permis de faire du vélo tout en veillant à ce qu'il ne chute pas. Il a bénéficié de beaucoup de bienveillance de la part des copains et copines du village.  Marc Liozon ne se dit pas traumatisé car il a eu une vie sociale et professionnelle presque normale, il s'est marié avec Colette, a été salarié au Centre de Transfusion de Roanne, mais le couple qui s'est interdit d'avoir des enfants en raison de cette maladie transmissible accueille depuis de nombreuses années des enfants un mois par an pour les vacances d'été. Marc Liozon finalement été accepté par l'Education Nationale à Saint-Paul (à Roanne) à partir de la terminale !  Comment est-il arrivé à sa passion pour la musique qui ne l'a jamais quitté ? Le sport lui étant interdit, il a compensé par la musique ; il écoutait Europe 1 du matin au soir ; il a vu Johnny Hallyday pour la première fois à l'âge de 11 ans. Puis a pris une envie subite pour la musique pour parer à toutes les contraintes subies dès son plus jeune âge. Ses parents ont cherché un professeur de musique à Roanne, et c'est ainsi qu'il a fait la connaissance de Jean Maury, installé 100 rue Mulsant à Roanne. Très motivé, il a appris le piano avec la Méthode Rose à raison de 3 heures de cours par semaine. Il a appris à travailler les accords, ce qui est indispensable dans un groupe. Tout a été très vite ensuite. Le désir de monter un groupe ; tout d'abord dans sa commune de La Pacaudière, avec les associations du village : harmonie municipale avec trois heures de répétitions par semaine, monter un répertoire. Des interventions dans les séances théâtrales, des kermesses, un bon début pour se familiariser avec le public. Puis est venu le début des bals populaires très prisés la jeunesse. Le renouveau musical qui embrasait la jeunesse dans une période joyeuse et insouciante. Puis, lorsqu'il est devenu impossible à Marc Liozon de concilier les bals, les répétitions, et le travail, un moment de frustration est apparu. C'est alors qu'avec un autre passionné, il a créé en septembre 1984 LE CLUB DES ANNEES 60, un magazine bien documenté, avec des textes et des photos inédits, qu'il a donné la parole à des chanteurs et à des musiciens qui signent des articles. Comme par exemple le vice-président de l'Association Alain Duval qui a connu Dick Rivers mieux que personne puisqu'il a été son secrétaire, confident et ami pendant une vingtaine d'année. De 1960 à 2020, 60 ans ont passé pour Marc Liozon, ce petit garçon de La Pacaudière né avec un handicap majeur, qui a vécu sa passion de la musique, qui a voulu la transmettre et qui est reconnu en France comme détendeur d'un patrimoine historique musical le plus documenté.  Chaque magazine publié représente un travail énorme, même si Marc Liozon est aidé par les membres du club car, anciens chanteurs ou musiciens, ils sont disséminés partout en France. Son épouse Colette est très présente à ses côtés pour lui venir en aide.


Ps : Merci à Dominique Burnichon pour tous ces détails!

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