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Connaissez vous la légende de la cité perdue de la forêt de Lespinasse ?

Elle nous a été rappelée lors de la balade historique commentée par Philippe Marconnet sur les traces des guerres entre Protestants et Catholiques il y a plus de 400 ans.


La légende veut, qu’au cours de ces guerres civiles, la cité glorieuse de Lespinasse aurait disparu dans un terrible tremblement de terre. Celui-ci aurait été provoqué par le Baron de Lespinasse. Protestant affirmé, il défia toute sa vie les moines catholiques de Noailly. Pourtant, un beau jour, il demanda à l’un de ses gardes d’aller informer le monastère de sa volonté de se convertir au catholicisme. Cette nouvelle surprit toute la population mais aussi le père Maxime de Noailly. Ce dernier se rendit donc à Lespinasse pour convertir le Baron.

Il entra dans la chambre du seigneur et trouva ce dernier allongé sous ses draps. Seul son bonnet de nuit dépassait. Au moment, où il allait lui donner l’ostie consacrée, il souleva les draps et un vieux bouc malodorant se dressa devant lui en se contorsionnant !

C’est alors que le Baron sortit de sa cachette en lâchant de grands rires sonores qui couvraient tous les autres, puis, la démarche arrogante, dit :

– Allons, moine ! poursuis ton office, donne donc cette hostie à ce bouc, il en a probablement plus besoin que moi ! A ces propos tous les rires redoublèrent.

Devant cet affront, on dit que Dieu se mit en colère et que la terre trembla. Tout le château de Lespinasse fut englouti.

Quant au donjon, aujourd’hui il est toujours là, gisant au milieu des prairies sur lesquelles était jadis bâtie la ville de Lespinasse ; abandonnée depuis cette terrible nuit, il ne sert d’abri qu’aux quelques chouettes et corbeaux qui y ont trouvé refuge.

Mais l’on dit encore que les nuits d’orage, lorsque l’on passe sur la petite route près du donjon, il n’est pas rare d’entendre sonner les cloches de l’église Saint-Michel de Lespinasse, qui répondent aux éclairs frappant le sol, alors que le tonnerre couvre les voix du Baron criant à tout rompre, pour qu’enfin une âme charitable, vienne le délivrer de sa prison souterraine, dans laquelle il fut enfermé pour l’éternité…


Merci à Madeleine Environnement pour cette organisation !

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