Connaissez vous l'Histoire de la route Napoléon reliant la Côte roannaise au Pays d'Urfé ?

27/05/2020

 

 

 

Désormais « Route Napoléon », le « Grand Chemin » reliant Roanne à Thiers fut d’abord une route royale commencée en 1710 et terminée 10 ans plus tard en 1720. Le long de cet axe quelques cabarets et auberges se sont installés après la Révolution, notamment car les échanges commerciaux se sont accentués avec l’Auvergne. Sous Napoléon, de nombreuses troupes ont utilisé cette route et lui ont donné son nom. Une partie de l’armée impériale y passa d’ailleurs pour rejoindre l’Espagne. C’est à ce moment qu’un soldat qui deviendra très connu déserte : il s’agit du futur Curé d’Ars. Il fut accueilli dans un refuge aux Noës pendant un an.

 

Notons toutefois que ce chemin fut redouté par les habitants de Cherier : les promeneurs étaient souvent des voleurs ou des soldats sans foi ni loi. En 1814, la commune de Cherier a évité de peu un pillage de l’ensemble de ces hameaux. Comme on peut le lire dans une délibération du conseil municipal, « le 9 avril 1814 à 8 heures du matin, un détachement des armées alliées, fort d’environ 400 hommes à cheval, poursuivant les dépôts de régiments français qui avaient évacué Roanne en vertu de la capitulation, parurent sur le territoire de la commune. Nous, maire soussigné, après nous être porté à leur rencontre tant pour connaître leurs desseins que pour stipuler les intérêts de la commune en cas de désordre ou de pillage, abordâmes le commandant de la troupe. (Ce dernier) nous requit de lui fournir sur le champ les vivres nécessaires pour ses 400 hommes et leurs chevaux. » Le maire de l’époque répondit alors au commandant qu’il lui serait très difficile de trouver autant de nourritures en si peu de temps. Le commandant militaire le menaça d’envoyer 10 hussards « dans chaque hameau de la commune » et qu’ils « sauraient tout ce dont ils avaient besoin ». Heureusement, le maire de Cherier alla à la rencontre de M. Michaud qui possédait une auberge avec de nombreux vivres aux Moulins. Ce dernier accepta de nourrir les 400 hommes et le conseil municipal décida de le rembourser des frais engagés « à un prix modéré ». La mise à sac du village n’était pas passée loin… On se méfiait de tous les étrangers qui y passaient. Très dangereux en période hivernale à cause de la neige, plusieurs personnes y ont laissé leur vie : en décembre 1744 et en février 1750, deux hommes y moururent. En 1853, la neige interrompit la circulation pendant 3 semaines.

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