"Tas de pierres" : le nom d'un village pourtant très beau !

26/10/2017

 

 

 

La commune de Chérier tire son nom de l’ancien mot « Cáriu » désignant un “tas de pierres” ou un relief rocheux. C’est un joli village accueillant comme le témoigne l’origine du hameau de Maisonchat, issu du mot MASIÓNE  “auberge, relais de poste”.
 
Nous avons recueilli quelques origines étymologiques des hameaux de Chérier. Vous allez être étonnés par le vocabulaire militaire de ce petit village désormais paisible mais aussi par la volonté de nos ancêtres de nommer la nature.
 
Car pour paraphraser Camus, bien nommer les choses, c’est ajouter au bonheur du monde !
 
Quelques origines des hameaux de Cherier :
 
Le Capitaine : ce toponyme rappelle la présence à Chérier d’une résidence du capitaine de louveterie de la province, sous l’Ancien Régime.
 
le Chatellart :  issu mot Chastel qui désigne une demeure féodale fortifiée et défendue par un ensemble de constructions
 
la Murette :  l’ancien mot « mura » désigne une forte muraille protégeant un château. Il semble que ce terme décrit les vestiges d’édifices ruinés, généralement d’époque romaine, ce qu’atteste le sens de “masure, bâtiment en ruine” relevé dans les dialectes modernes.
 
Mézir :  “mur de clôture, muraille”
 
la Croix de la Loge : une loge désigne une construction rudimentaire servant d’abri, généralement une habitation saisonnière des bergers des hautes chaumes, composé d’une étable et d’une grange, où l’on séjourne pendant les mois d’estive
 
Les Mélèzes : arbre gymnosperme de la famille des Abiétinées.
 
Les Taillis :  partie d’un bois ou d’une forêt composée d'arbres de petit diamètre que l’on coupe périodiquement
 
le Verne :  arbre de la famille des Bétulacées, à fleurs en chatons, qui pousse dans les lieux humides et marécageux
 
la Chavanne :  base de la fiscalité seigneuriale, le manse (une terre) est en principe indivisible et immuable. Dans les rares cas où la fragmentation en est autorisée, les fractions (demi-manse, quart de manse) reçoivent une désignations juridique propre : les textes des Xème et XIème siècles emploient, dans cette acception, le terme « cabanna » ou « cabannaria » devenu « Chavanne »
 
les Pras : dérivé des « Prés » (Cremeaux), ou de « la Pra » (Cezay, Sainte-Foy-Saint-Sulpice, Saint-Julien-la-Vêtre, Saint-Romain-d’Urfé, Saint-Thurin, Les Salles) et le Grand Pré (Saint-Priest-la-Prugne), désigne une « grande prairie »
 
la Grioule : vient du terme « l’agriol » qui désigne du houx
 
les Egaux :  « canal, fossé d’irrigation »
 
les Ardillats : vient de  “argile”, désignation d’un terrain marneux.
 
le Bancillon :  désigne une petite élévation de pierre, de terre ou de gazon, naturelle ou artificielle. Est un dérivé du mot bancel, issu de BANCELLU  “petit banc”
 
le Bouchet : vient du mot « boschet », désignant un “bosquet, bouquet d’arbres”
 
le Bois Tor :  de bost  “bois, forêt” et de l’adjectif  “tordu”.
 
le Creux : désignation courante de la dépression de terrain
 
Crésoilles, vient de Creux, désignation courante de la dépression de terrain
 
Baudinat : le principal repas de la journée, pris à midi est désigné par l’ancien mot dinar
 
les Essarts :  le fait de défricher un lieu et le résultat de cette action sont désignés par l’ancien mot essart
 
les Fragnes :  aux frênes
 
Source: Problèmes et méthodes en toponymie française : essais de linguistique historique sur les noms de lieux du Roannais par Xavier Gouvert

 

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