Que désignent « Le Cabaret de l’Âne », « Les Essarts » et les autres hameaux de la commune d’Ouches ?

22/03/2017

 

D'où viennent nos noms de hameaux et de villages ?

Premier opus avec la commune d'Ouches.

La commune d’Ouches provient d’un terme gallo-romain qui veut dire « champ fertile, pièce de terre cultivable ». Son nom a changé de nombreuses fois. Au cours de l’histoire, il est possible de percevoir les différences dans divers écrits :
- Obches, Olches en l’an 1222
- Osches en1255, 1290
- Oches en 1334
- Ochiis en 1380
- Occhiarum en 1465
- Et enfin « Ousches » en 1687 !

 

"Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur de ce monde..."

nous disait Camus.

Et d’où viennent également les hameaux qui constituent cette belle commune de notre canton ?

 

Le plus connu, « Le Cabaret de l’Ane » fait probablement référence à la figure d’une enseigne. En effet un autre hameau porte le même nom à Saint Léger. L’établissement a certainement du déménager lors de son histoire et donner son nom à deux hameaux.

 

Voici quelques autres étymologies :

 

Les Essarts : Le fait de défricher un lieu et le résultat de cette action sont désignés par le mot « essart ». Historiquement, de nombreux défrichements ont eu lieu entre le milieu du XIe et la fin du XIIIe siècle dans le Roannais. Ceci était très souvent planifié par les communautés religieuses.

 

Bourgchemin : désigne le chemin du « bourg », c’est-à-dire, historiquement, un village fortifié et, par extension, un endroit où se tient un marché.

 

Chénevent : provient du mot « Chanvre », “à la chènevière”

 

La Fouillouse : provient de « folhi », “feuille”, garni de feuilles

 

Le Gars de Pie : le « Ga » désigne l’endroit d’un cours d’eau où l’eau est assez basse pour qu’on puisse la traverser à pied, ici probablement la Goutte Marcelin

 

Les Granges : le bâtiment où l’on entrepose la paille

 

Le Merdary : provient de « merdaruel », mot issu de « merdar » autrement dit de « fiente, merde ». Désigne ici un ruisseau insalubre.

 

Le Mont : on a constaté, dans les régions alpines, que ce mot désigne en général une « hauteur dans une commune » (Marteaux).

 

Les Ormes : désigne une catégorie d’arbres

 

Les Pérelles : le mot « Pair » désigne en parlers foréziens et lyonnais, un chaudron ou une marmite. Il devait certainement y avoir un atelier de chaudronerie.

 

Les Places : la majorité des communes du Roannais possèdent ou ont possédé un lieu nommé « la Place » qui désignait autrefois un lieu de pâturage communal.

 

La Roche : provient du mot « roche » !

 

Montcigny : provient de l’expression « chez Montianius »

 

Source: Problèmes et méthodes en toponymie française : essais de linguistique historique sur les noms de lieux du Roannais
par Xavier Gouvert

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